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100 % Santé : fauteuils roulants et prothèses capillaires, ce qui change vraiment
Après l'optique, le dentaire et l'audiologie, le dispositif 100 % Santé continue de s'élargir. Deux nouveaux équipements viennent d'intégrer ce cadre de prise en charge renforcée : les fauteuils roulants depuis le 1er décembre 2025, et les prothèses capillaires depuis le 1er janvier 2026. Voici ce que ces réformes changent concrètement pour les assurés.
Fauteuils roulants : zéro reste à charge depuis le 1er décembre 2025
Pendant des années, l'achat ou la location d'un fauteuil roulant laissait un reste à charge parfois très lourd pour les familles concernées. À partir du 1er décembre 2025, les fauteuils roulants — aussi appelés véhicules pour personnes en situation de handicap (VPH) — inscrits sur la liste des produits et prestations remboursables (LPP), sont pris en charge intégralement. Cette réforme vise à simplifier l'ensemble du processus, à mettre fin aux restes à charge et à garantir un accès équitable aux fauteuils roulants sur tout le territoire.
Sont désormais couverts à 100 % : les fauteuils roulants manuels classiques, les fauteuils roulants électriques (y compris les modèles modulaires ou spécialisés), ainsi que les fauteuils dédiés à la pratique sportive ou adaptés à des besoins particuliers.
L'Assurance Maladie devient le financeur unique pour la prise en charge des fauteuils roulants, ce qui simplifie considérablement les démarches administratives. Un guichet unique a été mis en place par l'Assurance maladie pour faciliter leur remboursement.
Ce que ça change pour votre mutuelle : À compter du 1er décembre 2025, les contrats responsables doivent proposer une couverture bien plus élevée pour la location de fauteuils roulants et de véhicules pour personnes en situation de handicap. La complémentaire santé intervient désormais en complément de l'Assurance maladie obligatoire pour garantir l'absence totale de reste à charge sur le panier 100 % Santé.
Prothèses capillaires : une nouvelle classification en 4 classes depuis le 1er janvier 2026
Chimiothérapie, alopécie, pathologies diverses : la perte de cheveux touche chaque année des milliers de personnes. Depuis le 1er janvier 2026, le dispositif de prise en charge des prothèses capillaires a été renforcé dans le cadre du 100 % Santé afin d'apporter un meilleur accompagnement des patients dans le parcours de soins.
Les prothèses sont désormais réparties en 4 classes : classe I (prothèses synthétiques, entièrement remboursées par l'Assurance maladie obligatoire), classe II (avec au moins 30 % de cheveux naturels, remboursées intégralement par l'AMO et l'assurance maladie complémentaire dans le cadre du 100 % Santé, sans reste à charge), classe III (avec au moins 50 % de cheveux naturels, dotée d'un prix limite de vente), classe IV (prothèses 100 % naturelles, sans prix limite de vente).
En pratique, d'après ameli.fr :
- Classe 1 : prix plafonné à 350 €, intégralement pris en charge par l'Assurance maladie obligatoire et complémentaire.
- Classe 2 : base de remboursement de 350 €, prix limite de vente à 700 €. Le reste à charge (350 €) est intégralement couvert par la complémentaire santé dans le cadre d'un contrat responsable.
- Classe 3 : base de remboursement de 350 €, prix limite de vente à 1 000 €. La mutuelle peut couvrir tout ou partie du dépassement selon le contrat.
- Classe 4 : base de remboursement de 350 €, sans prix limite de vente. La prise en charge par la mutuelle dépend des garanties souscrites.
À noter : chaque prise en charge d'une prothèse capillaire s'accompagne de la prise en charge indissociable d'un accessoire textile permettant de recouvrir la tête nue.
Une seule prothèse est remboursée tous les 12 mois, sur prescription médicale d'un spécialiste habilité (dermatologue, oncologue).
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